La Vierge Marie m'a conduite à Saint Benoît.

Ce qui me touche en premier chez Benoît, c'est la grâce de son nom : " béni par la grâce et par le nom ", bien sûr cela évoque pour moi la " bénie entre les femmes ".
Qu'est-ce que la vocation chrétienne, la vocation bénédictine, sinon celle de bénir celui qui nous comble de bénédictions en nous donnant part à son Esprit d'Amour ? Benoît m'invite à bénir en tout temps, dans l'abondance, comme dans le manque : " Béni sois-tu, Seigneur, qui m'as aidé et consolé " (RB 35 et 40). L'Office divin, la vie fraternelle m'aident à entrer dans ce mouvement d'échange de dons et d'action de grâce : Béni sois-tu, Père, toi qui n'es que don, tu me donnes à moi-même et à mes sœurs, en recevant je me donne, en donnant je reçois. Ne serait-ce pas grâce à Scholastique que Benoît a découvert ce que Marie chantait dans son Magnificat et que Thérèse proclame avec force, à savoir : l'essentiel de la sainteté consiste à aimer et à se laisser aimer ? Aussi je compte sur la prière de mes frères et sœurs pour que tous nous accueillions la grâce de nous écrier : " en tout nous remportons la victoire, grâce à celui qui nous a aimés " (RB 7,39 et Rm 8,37).